Les Transmusicales de Rennes, c’était tellement bien qu’il m’a fallut un dimanche de 31 heures de deuil (comprenez se gaver de junk food et sucreries devant une pléthore de films en compagnie d’une copine) pour accepter le fait que c’était terminé.
Oui, moi qui ne connaissait ce festival que de nom, je le porte aujourd’hui dans mon coeur (et il a une place bien au chaud).
Je veux dire, musicalement c’était simplement transcendant. L’histoire dure trois jours. Trois jours de pluie, mais la pluie c’est romantique, et puis la pluie c’est la Bretagne !
Tout commence le jeudi, je m’accorde un petit détour par les Bars en Trans au Papier timbré, univers cosy où les livres trônent un peu partout, pour y découvrir Greenshape, un songwriter aux compos personnelles sur mélodies pop folk.



Ensuite, direction l’espace pro. Je récupère mon badge (wahoooo j’ai un pass média = baguette magique qui ouvre toutes les portes habituellement fermées pour le commun des mortels) et hop, ni une, ni deux, direction la salle du Liberté.
J’ouvre les portes de l’antre musicale et Saidah Baba Talibah m’y accueille avec une voix de tigresse digne des plus grandes divas. Je me glisse dans la fosse photographe (oui, j’ai réussi à extorquer sur un malentendu le précieux bracelet qui permet d’y accéder). Je suis en extase devant cette chanteuse made in Toronto au look lady gagaesque, elle maitrise la soul, le rock et le funk à la perfection. Le tout accordé par quelques touches électroniques. Je ne reste pas sans remarquer la guitariste, Donna Grantis, bouya, elle est électrikkkkk ! Bref, je suis sous le charme de ce cocktail musical qui a su enflammer la scène avec prestance. Leur show terminé, je file dans les backstages. Je la félicité pour son incroyable concert (j’en ai encore des frissons), je lui pose quelques questions (à voir prochainement), et on se fait une petite séance photo. Oh et petite note fashion : j’adore son look et surtout, surtout sa veste bleue épaulettes bouffantes !









Vinnie Who prend maintenant le contrôle de la salle. Ce jeune danois a un look androgyne décalé et un peu kitsh, il embrume la salle d’une voix haut perchée habillée d’un son électropop. Il me fait tout simplement penser à une version d’Abba des temps modernes. Rien à dire, il a de l’énergie, des petits pas de danses bien à lui, bref sa fraicheur accroche les foules mais cela n’est pas pour autant révolutionnaire (et puis voilà, je suis honnête, ce n’est pas ma tasse de thé !).




Au tour de Lewis Floyd Henry from London d’incendier la scène avec ses faux-airs de Jimi Hendrix. A croire qu’il n’en a pas que l’allure, sa musique révèle un vécu livré par un blues aux riffs saturés sur fond de beats hip-hop. On le qualifie d’homme orchestre non sans rien(faux), et pas à tort, puisqu’il chante, manie guitare, harmonica et batterie en même temps. Ce mec là a du talent et ça suit dans le public. Mais Lewis, çà restera aussi le mec un peu timide au sourire ravageur avec qui j’ai joué au chat et à la souris pendant tout le festival (l’épilogue est d’ordre personnel… Rohh n’allez pas vous imaginez quoi que ce soit !).







Ce qui suivra, en l’occurrence Magnifico, est plutôt étrange bref j’ai décroché (comme d’autres spectateurs), et je suis partie me prendre un verre (pour ceux qui se pose la question, évidemment c’était un jus de pomme) pour me réconforter tout en restant sur le nuage de mes précédentes écoutes.

Votre bien dévouée photo-reporter de l’espace, Lesly Lynch.









